The
works of Sophie Bueno-Boutellier springs from a romantic view on the
arts and are influenced likewise by the readings of various mysticismes
and theosophies and by a rational, even scientific background. Where
religious and spiritual expressions are confronted with the world of
experiment and the rational, this is the work’s permanent field
of inquiry. Perception and consciousness constitute the main elements
in her approach.
The architecture of her installations is built up intuitively, withstanding
rational examination. It allows an holistic/ total appreciation, a natural
evolution of perception and understanding of the whole and thus opposes
the consideration of detail (or a thorough review). The insight is spontaneous,
nonrefelective. It’s a product of inspiration, not of a volontary
act. The same can be said for the choice in materials, whose symbolismes
function as a second layer of meaning. It’s the symbol that unites,
more than the words. However the reading of every work requires a logic
apparatus, a system of references. The violation of the spectators mind
is deliberately taken into account. The work’s elements (the pieces
of proof) acquire their own power. The symbolisme of the form goes beyond
the classic definition of a logic system and leaves a doubtful spectator
behind. Reason and intuition have to be balanced out. In confronting
„low“ with „high“ culture, the work generates
a mixture of signs and symbols, either to be read ironically or for
what they are, and leaves the spectator face to face with a myriad of
possible meanings.
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Nourrit d’une
vision romantique de l’art, des écrits de Mircea Eliade et
autre théosophie, et d’autre part issue d’un «
background » scientifique et rationaliste ; le travail de Sophie
Bueno-Boutellier est un questionnement permanent autour des manifestations
du religieux et du spirituel, confronté au monde de l’expérience
et du raisonnement. La perception et la conscience sont les principaux
axes de construction de sa pratique. Sophie Bueno-Boutellier pose la question
de la sincérité de l’artiste, le travail étant
toujours intimement lié à son « créateur ».
L’architecture de ses installations s’établit
selon un processus intuitif. Contraire à l’esprit critique
rationnel ; il permet d’éviter de s’attacher aux détails
pour en appréhender sa totalité, et laisse le processus
naturel agir et apporter une réponse sans qu’on soit conditionné
par le besoin de savoir ce qui se passe. Il en résulte une perception
immédiate et directe des choses. La compréhension est spontanée,
non réfléchie. Elle est le produit d’une inspiration
et non le fait d’un acte volontaire. Il en va de même pour
le choix des matériaux, constitués dès le départ
en matériau de signification, ils créent une deuxième
enceinte. C’est le symbole qui uni plus que les mots. Cependant
la lecture de chaque pièce requiert un appareil logique et un référent.
Par renversement, il s'agit de faire violence juste à l'esprit
du spectateur. Les preuves ont leur propre force. La symbolique et de
la forme fait éclater la définition traditionnelle du système
logique et laisse le spectateur dans le doute. Il consiste donc à
équilibrer raison et intuition. Confrontant ainsi « high
» et « low » culture, il se dégage de son travail
un mélange de signes et de symboles, utilisés de manière
ironique ou directe qui plonge le spectateur dans une myriade de possibilités
significatives.
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